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L’anniversaire de Pierre

Juchée sur un de ces hauts tabourets de bar, la femme est entourée d’une demi-douzaine de consommateurs. Devant elle, une boisson à la couleur indéfinissable, un cocktail duquel émerge une longue paille.

Chevelure brune mi-longue, la taille fine, vêtue d’un tailleur à la jupe relativement courte, une petite trentaine d’années au compteur, elle aspire lentement de ses lèvres rougies par un gloss brillant, le liquide sirupeux.

Les mecs qui semblent abîmés dans leur pensée ne perdent pas une miette de chacun des gestes de la dame. Face au bar du club où elle est assise, un immense miroir tapisse le mur. Proche d’elle, un homme lui sourit. Elle lève les yeux et rend sa risette au monsieur.

Oui ! Le tain proche rend cette image à cette femme et… celle-ci, oui… c’est… moi ! Nadia trente et un ans, mariée avec Pierre qui me couve du regard.

Oh ! Il n’est pas le seul dans ce club où nous venons de débarquer. Une première fois qui je l’avoue m’intimide énormément. Il est vrai que mon Pierre a fait le forcing, pour me décider à venir visiter les bas-fonds de la nuit. J’ai encore du mal de réaliser que c’est moi, là ce reflet dans la glace.

Combien de fois en avons-nous discuté de cette sortie ? Le nombre importe peu du reste. C’est juste que de me sentir mater de la sorte, je m’en trouve très intimidée.

Oui ! Pour nos dix ans de mariage, je tiens à lui faire ce plaisir. Et c’est trouble, presque glauque de siroter un verre dans une boite échangiste. Parce qu’autour de ce zinc, il n’y a qu’une seule nana et c’est bien celle dont le miroir me renvoie l’image.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Je regrette
presque ce « cadeau » qui tient tellement à cœur à mon homme.

Oh, je ne suis ni prude ni peureuse, mais je dois reconnaitre qu’entre en parler au lit entre deux embrassades et franchir le pas, il y a un sacré fossé. Je me sens telle une carpe hors de son étang. Si les loustics qui sont présents, nous
entourent font mine de ne pas se soucier de nous, je n’en demeure pas moins le point de mire central de leurs mirettes.

La main de Pierre est là, qui lisse le dessus de la mienne, histoire de se donner une contenance ou de me garder calme ?

Bien sûr que mes tripes sont nouées par cette situation terriblement ambiguë. Excitante également, je dois le reconnaitre. Et ça se traduit par une onde de chaleur qui m’envahit tout le corps.

Les conversations entre les types qui picolent près de notre couple se font plus feutrées, plus secrètes aussi. Et le visage de mon mari qui vient déposer un bisou à la base de ma nuque me file une chair de poule monumentale.

Lui sait ce qu’il veut, et surtout jusqu’où je suis prête à aller. Alors, pour fêter ses trente-cinq piges dont dix d’union avec moi, je suis son cadeau.

Enfin, cette sortie est son vrai cadeau. Libre à lui d’en user comme il l’entend puisque c’est convenu d’avance. Et je me doute bien que la situation lui fait un effet terrible. Je ne cherche pas à tourner la tête pour deviner celles des autres qui nous épient.

Pas besoin puisque le miroir se charge de faire le
boulot sans que j’aie à me démonter le cou.

La main de Pierre grimpe le long de mon bras, puis il vient
me murmurer quelques mots. Un encouragement pour que son cadeau se laisse déballer lentement ? Oui, c’est bien ça ! Ses paroles glissent dans mon oreille.

— Tu veux bien juste te relever une seconde du siège, mon amour ?
— …

Mes pieds chaussés d’escarpins aux talons vertigineux prennent appui sur la barre à mi-hauteur de la tour sur laquelle je suis posée. Et mes fesses se décollent de l’assise, sans bruit. D’un mouvement rapide, leste, lui me retrousse la jupe.

Pas besoin de la remonter beaucoup pour qu’elle entoure le plateau de mon siège. Cette fois, ma culotte est au contact direct du cuir ou du simili cuir qui recouvre la base.

Un long frisson dès que je sens cette matière et la main de mon homme est déjà revenue sur l’élastique de mon sous-vêtement. Bien sûr que tous les mâles présents dans les environs ont les yeux braqués sur la manœuvre.

Nouveau murmure et mes jambes refont la même gymnastique. Mais là, c’est ma culotte qui prend la tangente, entrainée par les doigts brulants de mon mari.

— Ne crains rien… personne ne te touchera. Sauf si c’est moi qui le demande…
— … !

Ça résonne dans ma caboche. Pourtant personne n’a pu entendre ces paroles que Pierre veut rassurantes. Et la peau de mon derrière est directement appuyée sur ce qui me donne la chair de poule.

De quoi ai-je l’air ? Le triangle de dentelle à mi-cuisse, à la vue sans doute des paires d’yeux des autres clients.

La patte masculine qui insiste et finalement fait glisser la fanfreluche jusqu’à mes chevilles.

Un pied, puis l’autre ouvrent la voie, à ce qui quelques secondes plus tôt me couvrait le cul.

Et la boule de chiffon est là, devant moi sur le bar. Un phare qui enivre les quinquets des voyeurs du coup totalement silencieux. Je garde les paupières ouvertes, le sang me monte aux joues, au front. Tous savent, tous devinent.

Je me plonge dans la succion de ma boisson par le chalumeau. Mon verre est vide et un gargouillis
épouvantable crève le mur de silence, créé par le geste de mon mari.

Sans à coup, l’arrière de ma jupe est remonté pour venir se planter dans la ceinture de celle-ci.

Voilà ! Mes fesses sont à la vue de tous les regards concupiscents des mecs qui sont là.

Sa main… Elle me caresse très lentement, comme si
elle participait déjà à ce plaisir général.

Les doigts sur ma peau, ils jouent une drôle de musique.

Contre mon visage, celui de mon homme et surtout son souffle. Respiration saccadée, qui s’accélère par instant et entraine la mienne dans une course identique. Puis la douceur de sa voix…

— Recule-toi un peu sur l’assise mon amour…
— … !

De nouveau, je me sers du levier de mes gambettes pour repousser mon fessier qui cette fois déborde à l’arrière du siège.

La honte m’envahit et instinctivement, je ferme les yeux. Je savoure ce moment incroyable.

Mon cul tous peuvent le voir, l’admirer, le contempler et pour certains l’espérer. Mais seul celui qui le caresse peut ce soir s’en servir, comme bon lui semble.

C’est son cadeau… Les doigts flirtent toujours avec ma croupe ainsi présentée d’une façon indécente. Ça dure une éternité, mais je ne suis pas inquiète, seulement embarrassée.

Est-ce un majeur ou un index qui coulisse dans la raie que
ma posture expose à la vue des uns et des autres ?

Je ne sais pas faire la différence. Les phalanges trouvent vite un rythme de croisière et ma respiration déjà passablement saccadée et plus encore perturbée.

J’adore ce câlin ! Qu’il ait lieu au vu et su de tous ces gaillards rajoutent un plus au trouble qui me garde sur des charbons ardents.

Puis à mes narines, une sorte de parfum… Comme une fragrance inconnue, celle d’une essence rare. Je jurerais que cette odeur subtile qui s’infiltre partout dans ma tête… oui, « numéro cinq » de Chanel.

J’ose entrouvrir les stores qui me gardent dans le noir.

Sur le miroir, deux lèvres purpurines se fondent dans le reflet qui me revient en pleine face. Une autre femme, sans doute plus âgée qui penche sa bouille vers moi.

— Tu es belle ! Tu aimes être exhibée devant tout un parterre de mâles qui bavent devant ton cul ?
— … ?
— Allons ! Tu as donc perdu l’usage de la parole ? Pierre est un homme comblé ce soir.
— Vous… qui êtes-vous ?
— Est-ce que c’est important ? Ne sommes-nous pas tous là pour fêter l’anniversaire du meilleur
d’entre nous et celui de votre mariage ?
— Hein ? Vous connaissez donc mon mari ?
— Chut… Est-ce que tu m’autorises à jouer avec le cadeau de ton mari ?
— Quoi ? Comment savez-vous que…
— Allons ! Tous ceux qui sont là sont des invités triés sur le volet… tu ne risques donc rien. Ou alors
seulement prendre du plaisir, mais surtout lui en donner à lui, n’est-ce pas ? C’est bien là le but de
votre venue ici, non ?
— Euh…

Je ne sais plus trop où j’en suis. La patte de mon homme est dans une des miennes et la seconde c’est cette nouvelle venue qui la cajole délicatement.

Il a tous les droits ce soir, mais de là à… M’offrir à
celle qui semble le connaitre presque aussi bien que moi, c’est flippant.

De plus elle ne bronche plus, se contentant de me tenir la menotte. Elle attend ! Oui ? Mais quoi ? Sur un ton enjoué, elle réitère sa demande.

— Tu veux bien me prêter ton joli cul, ma toute belle ?
— … ? Je…
— N’aie pas peur ma chérie… Nathalie est une vieille amie et elle ne te fera rien que tu ne veuilles.
— … mais Pierre…
— C’est ma soirée, c’est bien ce dont nous avions convenu ! Mon cadeau c’est toi et j’en dispose à ma
guise, nous étions bien d’accord, me semble-t-il. Mais tu peux toujours refuser…
— Euh… ça va aller… chose promise… chose due mon chéri.
— Bon ! Puisque vous êtes raccord tous les deux… puis-je me servir, Nadia ?

La femme insiste et je n’ai d’autre réponse qu’un hochement du menton qui signifie « oui ».

Immédiatement une petite main vient se placer bien à plat sur mon postérieur toujours saillant du siège. Mes yeux se figent sur la tache claire de ma culotte, qui sur le bar me rappelle que je suis là de mon plein gré.

Les doigts jouent une partition très spéciale sur mes fesses. L’un d’entre eux se presse sur l’œillet qui doit être une cible parfaite. Et je frémis d’imaginer la scène. Les autres tout autour de moi sont donc des invités de Pierre ?

Je suis tétanisée par la dextérité avec laquelle la femme me
caresse l’anus. Et je replonge dans une obscurité sécurisante en me voilant les quinquets. Pas besoin de voir, les sensations n’en sont que plus accentuées.

Un second souffle et je sais, je sens que les choses plus corsées sont désormais inéluctables. Le vent léger qui s’invite sur mes rondeurs est le messager de la bouche qui vient embrasser « Fanny ».

C’est d’abord une simple caresse des lèvres sur chacune de mes fesses et lentement, sans à coup, la bouille de l’inconnue qui se pose sur ce que tous voient.

Ensuite, une langue très agile entre en action et il me faut un temps pour saisir que la baveuse qui tourne et retourne sur l’orifice n’est là que pour le préparer à toute autre chose. Je me relâche sous les effets bénéfiques de cette masseuse qui humidifie onctueusement l’endroit.

Je me sens chienne, et je dois admettre que celle qui me lèche à un vrai savoir-faire. Je perds très rapidement pied.

Mes mains sont serrées comme dans des étaux et Pierre ne peut pas à lui seul me les cramponner pareillement. Mais je ne tiens pas à savoir qui me garde dans la posture imposée pour une telle partie de léchage.

Je suis bien et mon corps tout entier réagit à ces attouchements particuliers. C’est si bien réalisé, si bien exécuté, que jamais je ne voudrais que ça s’arrête.

Malheureusement, la bobine qui s’affaire retire sa langue et la voix féminine, éraillée, mais distincte rebondit dans la salle.

— Pierre… passe-moi la chose !
— …

Je ne pige pas ce qui se trame dans mon dos. Je suis maintenue dans la position initiale et ne fais rien pour m’échapper.

Mon ventre a déjà les signes avant-coureurs d’un orgasme en gestation. Alors, pas question de reculer. Et c’est un répit de courte durée.

Le doigt de la dame est de retour sur l’entrée de mon anus et il joue délicatement. Une simple pression et il est de quelques millimètres enfoncé dans l’antre peu usité. Une patte sur mon cou, Pierre ? Un autre des invités de mon mari ?

Je ne tente plus de savoir, je me laisse bercer. L’intrus se permet une pénétration tout en finesse, avant de s’immobiliser profondément ancré dans mon fondement. Ma gorge émet un râle qui encourage donc la nana à faire quelques aller et retour.

Sensation très bizarre, pas franchement désagréable, mais supportable. Et enfin le visiteur se replie, quitte le rectum et de suite, une autre poussée, mais plus conséquente il est vrai, me fait sursauter.

Qui ose ? Mais non, il ne s’agit pas véritablement de quelqu’un, plutôt quelque chose.

C’est moins facile, l’objet doit être plus volumineux que le doigt de cette femme. Alors ? Les muscles se contractent puis ils cèdent brusquement sous la pression.

L’engin entre avec un bruit horrible de succion. Je pousse une sorte de grognement.

— Ahhh !
— Ça te fait mal, mon cœur ? Ça va passer, c’est juste qu’il te faut t’y habituer…
— Hein ?
— Oui… Tu vas devoir garder ce plug toute la soirée… marcher aussi avec !
— Mais… Pierre…
— Chut mon amour… tu ne peux pas imaginer comme je bande…

Pourquoi est-ce que je fais abstraction totalement de ces gens qui nous scrutent des quinquets ?

Comme s’ils n’existaient pas… comme si tout était normal, que nous étions entre nous dans notre salon ! Mais merde, ils sont cinq ou six, peut-être plus même, puisque la nénette qui vient de me… N’était pas là au départ.

Bon sang… et le pire de cette histoire, c’est que mon ventre est en ébullition.

Je mouille comme une salope.

J’ai toujours le cul en arrière et il est orné d’un truc dans son centre.

Les gars qui nous regardent ont des yeux exorbités et de mon côté… J’avoue que je suis complètement en folie. Une véritable boulimie de sexe enflamme tous mes sens.

Comment en suis-je arrivée là ? Je ne me reconnais plus !

— oOo —

Une forêt de bras qui me soulève sans que j’ouvre la bouche pour protester. Je suis dans mon monde, un univers parallèle, et seulement secouée par des soupirs impossibles à retenir.

Le boucan que captent mes esgourdes, ce sont des tables que les types collent les unes aux autres pour faire une sorte de couche.

C’est sur celle-là que je suis allongée à cru, sur les tabliers ainsi rassemblés. Pierre se penche, souriant sur moi.

Ses mains vont directement à l’agrafe qui tient close ma jupe. Et il l’ouvre. Il ne me la retire pas encore, revenant pour sortir un à un les boutons de mon corsage de leur logement.

Mon soutien-gorge apparait, coordonné avec la culotte qui traine surement toujours sur le comptoir. Il n’omet pas de décacheter aussi les manches et voici que ce qui couvre mon buste s’envole.

Retour sur le bas de mon corps et principalement le lé de tissu, qui va rejoindre mes effets retranchés, je ne sais où ! Il ne me reste que mon soutif et c’est la femme qui s’en charge.

L’autel sur lequel je suis exhibée est cerné par les visages des mâles à qui Pierre a demandé d’être là. Je n’arrive pas à croire ce qui se passe.

Le cercle masculin se resserre.

Des tas de mains sont là qui se placent à divers endroits de
mon anatomie livrée en pâture à la meute. Ils sont pourtant très doux, et respectent surement les consignes de celui pour qui je fais tout ceci.

Comment résister à ces caresses tout aussi différentes que
le sont les pattes qui me tripotent ? Mon cœur bat à tout rompre et je suis sur un nuage.

Partout des doigts massent, pincent délicieusement, câlinent et malaxent ma peau.

La moindre anfractuosité, la plus petite parcelle de moi sont tripotées. Mais personne ne touche ma chatte ou mon cul. Frôlements et effleurements sont légion et m’emportent dans des frémissements sans nom. Je gémis en permanence sous ces attouchements terriblement excitants.

Comment tous ces mecs font-ils pour se retenir ? Je me pose cette question saugrenue, en pleine séquence de câlineries.

Je cherche de l’air, une longue plainte douce se répand partout dans la salle. Alors, je suis presque soulagée, lorsque des mains solides empoignent mes chevilles.

Mes jambes sont relevées et maintenues à l’équerre. L’ensemble de mon corps et ramené au bord de la couche improvisée.

Toujours en l’air, mes gambettes sont éloignées l’une de l’autre, ouvrant de cette manière une large avenue vers mon sexe mis en évidence. Je comprends en entendant un zip net et clair, qu’une braguette vient de s’ouvrir.

Si je reste les paupières closes, j’en éprouve comme un vrai soulagement. Je n’en peux plus de ces crispations engendrées par les caresses trop renouvelées sur moi.

Qui ? Qui va me baiser ? Je me hasarde à prononcer quelques mots…

— Pierre… Pierre, c’est bien toi, hein ?
— …

Je n’ai aucune réponse, ou plutôt si ! Elle arrive par le frottis d’une verge sur ma fente. J’entrouvre légèrement mes paupières, pour me rassurer. C’est bien mon homme. Debout dans la fourche que ses invités maintiennent largement ouverte il fait coulisser sa bite sur mes grandes lèvres.

Tous les regards sont braqués vers ce lieu qui va être pénétré. Et je me sens femelle jusqu’au bout des seins.

Les caresses sont en attente, suspendues au geste libérateur de mon mari. Tous veulent voir l’intromission,
tous retiennent leur souffle.

Mais Pierre se contente de se frotter la queue sur la longueur de mon sexe, sans chercher une réelle possession.

Je deviens folle, rue un peu dans les brancards. Lui se penche alors en avant et fait signe à ceux qui sont derrière ma tête de redresser ma caboche.

C’est pour mieux venir me parler tout bas.

— Je te baise ma chérie, si les autres aussi peuvent le faire…
— Hein ?

Je réagis à ses mots. Et j’enchaîne sans trop savoir pourquoi ni comment.

— Tous ? Tous Pierre… mais ce n’était pas prévu, nous avions dit : juste toi !
— Mon amour… on ne peut pas les laisser dans un tel état. Ils sont tous excités comme des puces…
— Mais… ils sont bien trop ! Et puis… oh ! Non, Pierre… s’il te plait.
— Mon amour…
— Oh Pierre… c’est dingue, baise-moi, s’il te plait.
— Oui, si tu accèdes à ma demande… et seulement si tu es d’accord.
— C’est fou… ils mettront une capote au moins ?
— Bien sûr… alors ? Ça veut dire que tu es d’accord ? Tu ne te rétracteras pas après que je…
— Pierre… oh ! Pierre qu’est-ce que tu ne me fais pas faire… vas-y… mais tu me donneras la main ?
— Oui… oui mon cœur ! Je t’aime pour tout ce que tu es… mon amour !
— Viens ! Viens salaud de mec… Ahhh !

Il est déjà au tréfonds de mon vagin. Une seule poussée rectiligne sans pause et j’en ai le souffle coupé net.

Puis commencent d’amples mouvements de son bassin. Il me lime en cadence alors que mes seins sont triturés, sucés même par des bouches dont je ne veux rien savoir. Ça va crescendo et je ne suis plus qu’une longue plainte.

Merveilleux sentiment d’abandon de mon ventre qui se laisse bercer par les coups de reins de cet homme qui sait si bien m’emmener vers un point de non-retour.

Mais visiblement, il ne tient pas à s’épancher trop vite en moi et régule ses gestes. C’est la femme, cette Nathalie inconnue que j’entends, toute proche qui donne des instructions ?

Oui… dans le brouillard de mon lâcher-prise, j’ouïs clairement ses paroles.

— Tous ceux qui veulent la prendre doivent se couvrir… Aucun d’entre vous n’est autorisé à la baiser
sans capote, c’est bien compris ?

Et il y a comme un mouvement de gens qui changent de place, qui s’écartent de moi. Je ne veux plus rien savoir, surtout lorsque Pierre retire presque trop brutalement sa queue de mon vagin.

Je sais qu’il cède sa place à un de ceux qui attendent leur tour. Alors une ronde spéciale débute là, dans la salle sans
que mes gambettes ne soient jamais lâchées. Je ne compte plus les hommes qui me prennent, ceux qui vraisemblablement reviennent surement pour un second passage.

Je ne suis plus qu’une salope qu’ils baisent, qu’ils défoncent à grand renfort de coups de bite savoureux. Il en résulte que mes orgasmes se suivent de si près qu’ils ne font plus qu’un… Une longue chaine de jouissance inouïe… Qui me projette dans un brouillard épais.

Je suis allée bien plus loin que ce que nous nous étions promis. Les hommes se sont un peu éloignés et une coupe de champagne nous est apportée.

Nathalie est là qui me couve. J’ai entendu ses gémissements, mais n’ai pas voulu voir qui la baisait.

À n’en pas douter elle aussi est là pour les mêmes raisons. Elle est nue, tout comme je le suis et nous sommes désormais sur un large sofa en velours rouge.

Ses mains me caressent le visage, et sa bouche m’embrasse.

Pierre offre le verre de l’amitié à ceux avec qui il vient de me partager. Je n’ai pas vraiment de regret.

Il faut dire aussi que j’ai dépassé mes limites et de loin.

Qu’est-ce que j’en retire ? Une certaine honte, à la hauteur
surement de la fierté d’avoir offert le plus beau des cadeaux à mon mari.

La femme, c’est une brune de la plus pure facture. Je ne peux plus en douter lorsqu’elle se vautre sur moi et qu’elle frotte son bas ventre sur mon museau.

C’est aussi un baptême du feu que cette chatte qui s’ouvre sous ma bouche.

Je ne sais pas trop comment m’y prendre, gauche au possible. Et puis petit à petit, je lèche comme elle le fait. Un soixante-neuf mémorable qui me ramène à la découverte
de ce plaisir tout neuf.

Une soirée riche en événements, qui aura vu mon ventre pris par tout un tas de mâles dont je ne sais rien, et de surcroit j’entreprends avec l’unique femelle invitée, une séance de broute-minou plutôt hard.

Ce qui fait que les gars abrègent leur pot amical pour se rapprocher de notre action.

Lorsque l’un d’eux plus déluré que ses confrères vient pour tendre son goupillon à la face de ma belle amazone, celle-ci le repousse assez sèchement.

— Non, Jacques… passé le jour passé la fête ! Tu as eu ce que tu voulais tout à l’heure, mais c’est moi qui décide maintenant à qui j’octroie des droits. Là, c’est juste un moment pour Nadia et moi… Plus rien pour aucun des messieurs, sauf si… Enfin si Nadia veut me prêter son Pierre.
— …

Mince ! C’est à moi que s’adresse cette dernière réplique ? Pourquoi diable veut-elle mon mari ? Ça y est, je sors de ma semi-léthargie.

Elle me demande la permission de… coucher avec mon homme ? Un drôle de sentiment qui m’anime soudain.

Lui m’a « prêtée » à tous ceux qu’il a invités, mais de mon
côté, suis-je prête à le laisser baiser celle-là devant moi ? Les mecs restent à bonne distance du couple que nous formons elle et moi.

Ils sont très obéissants, c’en est risible. Le premier instant de stupeur passé, je me dois de lui donner une réponse.

— Ben…
J’hésite un moment, comme pour chercher une parade et piteusement je laisse tomber ces mots…
— C’est surement un peu à lui de décider… je ne peux pas vraiment lui interdire quoi que ce soit,
surtout ce soir.
— Tu entends Pierre… tu es autorisé à… à toi de voir.
— Tu es sûre Nadia, que c’est bien ce que tu penses ?
— Mais oui… dix ans de mariage et ton anniversaire… après le gros coup de canif dans le contrat que
je viens de donner… c’est bon ! Pour la parité, tu peux… faire ce que bon te semble.
— Tu restes près de moi, tu me donnes la main ?
— Oui… mais… tu veux bien éloigner un peu tes invités… un peu d’intimité ne peut que nous être
salutaire.

Il me sourit, sans parler. Ses prunelles bleues sur moi en disent plus que sa bouche. Un merci muet. Et l’autre-là qui se love contre lui telle une chatte en chaleur. Elle sait bien ce qu’il va décider.

Quant aux types qui ne peuvent se plaindre de rien finalement, ils quittent le bar pour un endroit que je ne connais pas.

Pas très loin, puisque nous percevons toujours les voix masculines qui discutent fort. D’actrice directe, je deviens spectatrice du coup. Et je peux mesurer le degré d’expérience de la nana brune.

Elle, à genoux, mon homme debout devant elle, je la vois s’agiter pour redonner vie à la verge apaisée.

Et elle sait s’y prendre en effet. De ses mains en conques, elle enveloppe les couilles de mon mari, les malaxe pendant qu’elle lui taille une pipe superbe.

En deux temps et trois mouvements, la flute a repris une consistance impressionnante. Dire que c’est moi qui d’ordinaire… Joue le rôle de la suceuse !

Alors, je la vois qui se retourne, se colle à quatre pattes, les fesses tournées vers la bite qu’elle vient d’astiquer et réclamer d’une voix rauque…

— Pierre… viens ! Viens me baiser… oh oui viens !

Estomaquée par le spectacle, je suis des yeux le déroulé de l’affaire. Les jambes mâles fléchissent, il prend position derrière la belle au cul tendu. Puis son menton se relève et le visage de Pierre se tourne vers moi.

— Viens ma chérie… glisse-toi sous notre amie Nathalie…
— … ?
— Oui… oui c’est bien ça… viens Nadia… en soixante-neuf sous moi, comme ça tu seras aux
premières loges et moi, je pourrai en profiter pour te léchouiller… oui, Pierre a raison ! Oh oui !

Cette fois, je pige. Et je rampe vers la femme prête à être saillie. Elle se redresse un instant très court, suffisant cependant pour que mon visage vienne prendre position entre ses cuisses.

Allongée sur la moquette rase, je peux admirer l’entrejambe duquel perle encore un peu de ma salive. Et lentement
elle se recouche sur mon bidon.

Elle fourre son nez dans mes affaires intimes et les quinquets immensément écarquillés, je vois s’approcher de sa chatte, la queue bien raide de mon homme.

D’une main ferme, il appuie sur sa trique de manière à ce qu’elle soit au niveau de mes babines. Je passe la langue sur la longueur du mât.

Et enduite de ma salive, la queue s’engouffre dans les entrailles de Nathalie dont le « ouf » de plaisir lui fait retirer sa baveuse de mon minou. Et incrédule, je vois lentement le coït se mettre en place, prendre un rythme soutenu.

Sous la possession calme pourtant de l’homme qui me fait jouir d’habitude, la femme est incapable de continuer à me titiller le clitoris. Et j’ai les coucougnettes de Pierre qui battent sur mon visage à chacun de leurs voyages vers les fesses de la belle.

Nos gémissements se mélangent et plus question d’ouïr les voix des mecs qui dans une autre salle, imperturbable, discutent en riant… J’adore le spectacle qui se déroule sous mes yeux et je me sens envahie par une nouvelle montée d’envie.

— oOo —

Alors, oui ! C’est à cet instant là que je suis devenue libertine.

Et c’est un état qui perdure depuis ce moment-là. Mais il s’agit ensuite de nouvelles aventures que j’aurais un jour grand plaisir à vous narrer, si vous en exprimez l’envie évidemment…

— oOo —


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