• C’est extra ! Part.1

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    Essoufflés et épuisés par notre nouvel échange charnel, nous retombons chacun à nos places respectives sur le grand lit de nos amours.

    Les bras en croix, j’apprécie le calme après la tempête. Et Maxence, mon amant depuis cinq ans, se tourne sur le côté, de manière à garder son visage proche du mien.

    Mélanie… c’est toujours aussi bon… Tu es incroyable ! Magique, oui, c’est magique !

    Oh, Max… pour ce genre de chose, il faut être deux et surtout que l’harmonie soit parfaite.

    Tu es certaine de ce que tu avances là ?

    … ?  Que veux-tu dire ?

    Deux… tu sais, je connais des couples qui ne se contentent pas de jouer en duo…

    Quoi ? Je ne saisis pas bien, ce que tu veux me raconter.

    Tu veux un dessin ? Ils jouent avec d’autres couples, ou avec une autre femme, parfois un mec…

    … Et d’où tu connais des gens comme ça, toi ? Tu ne m’en as jamais parlé ! Ne me dis pas que tu participes à ce genre de…

    Bien sûr que non ! Mais… tu n’aimerais donc pas faire l’amour de cette autre manière ? Tu ne te lasses donc jamais de toujours vivre un peu la même chose ?

    Pourquoi devrais-je ne plus aimer ce que nous faisons au lit ? Tu sais, c’est un tout… et faire l’amour, pour moi c’est l’aboutissement de nos moments de bonheur partagés. Je ne recherche pas la performance, non plus ! J’aime quand c’est tendre et doux, mais je ne déteste pas, comme ce soir un zeste plus corsé… et tu me suffis vraiment !

    Bien sûr ! C’est histoire aussi de parler. De te faire savoir qu’il existe mille et une autres manières de partager un moment de sexe.

    Attends ! Tu ne penses pas sérieusement que je vais adhérer à une telle idée ? Tu me parles de cela pour quoi en fait ?

    Peut-être pour t’amener à y réfléchir… qui sait !

    Tu m’imagines avec une autre femme ? Ou son homme ? Devant toi ? C’est flippant. Comment tu peux avoir de telles pensées ? 

    Je ne te demande rien de tel, mais laisse-moi au moins le droit d’en rêver ! J’ai besoin de m’éloigner un peu de notre routine… et puis… comment t’expliquer que lorsque toi et moi nous faisons l’amour… je jouis tout seul !

    Comment ça tout seul ? Parce que moi je ne jouis pas à ton avis ?

    Ce n’est pas ce que je veux dire… je m’exprime mal sans doute. Mais reconnais quand même que quand tu as un orgasme tu n’es pas capable de savoir quand moi je jouis… Ni de voir si je grimace ou souris lors de mon éjaculation. Nous sommes trop occupés par notre propre ressenti pour juger de ce que l’autre reçoit… ou donne bien sûr !

    … tu veux en venir où exactement, Maxence ?

    Il me regarde, se contentant de me caresser le visage.

    Gestes tendres qui me montrent à quel point il est attentif à ma petite personne.

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    Mais je me demande où il veut en venir avec ses propos assez étranges, qui font suite à un plaisir partagé.

    Sa voix me revient comme une petite musique, juste un peu plus tremblante que d’habitude.

    Je t’aime Mélanie… mais saurais-tu me dire qui de nous deux a joui le premier ? J’adore te faire l’amour, mais j’avoue que depuis quelque temps, il me manque quelque chose. Ce qui, soit dit en passant, n’enlève rien à mon désir de toi, à mon amour pour toi, évidemment…

    Ça te prend comme ça, d’un coup ? Ce soir, tu décides que je ne te suffis plus, parce que c’est le sentiment que tu me donnes là pour le coup !

    Mais pas du tout ! C’est juste que j’adorerais te regarder faire l’amour avec un autre que moi, et qu’ainsi je pourrais te contempler, voir ton visage se crisper ou rayonner de ce bonheur que procure la jouissance !

    Tu… tu ne penses pas ce que tu racontes, Maxence ! Tu me fais marcher là, hein !

    Non ! Non, ma chérie… je suis très sérieux, au contraire.

    Je me raidis un peu sous l’effet de cette affirmation sans équivoque.

    Mes mirettes s’attardent plus longuement sur sa bouille qui esquisse une risette.

    C’est qu’il a l’air de croire à ce qu’il dit, en plus.

    Mais non ! Je dois me faire un film, là dans notre chambre, allongée sur notre couche, dans une totale nudité… et avec encore les traces de son sperme sur mon ventre.

    Je suis stupéfaite et n’ai aucune réaction alors qu’il approche ses lèvres des miennes.

    Nous nous embrassons avec une sorte de passion qui me fait ressentir jusqu’au fond de mes entrailles un retour de flamme. Et ce qui se heurte à ma main quand je fais un quart de tour pour l’enlacer, c’est aussi d’une rigidité exemplaire.

    En plus d’en avoir parlé le fait bander comme un cerf ?

    Nous roulons de nouveau sur le lit, dans les bras l’un de l’autre et… un second round nous réunit avec cette fois des câlins plus calmes, mais tout aussi intenses.

    Chez les hommes, une précédente éjaculation rend moins rapide la suivante et je bénéficie donc d’une possession prolongée.

    Un pur bonheur…

    J’en oublie pour de bon les paroles lâchées par mon homme.

    Et juste avant de resurfer sur une vague qui m’entraine inexorablement vers un monde tout en couleur, je songe que ce sont peut-être seulement ses mots qui… lui donnent cette force, alliée à une douceur dont je raffole.

    Mais l’instant n’est plus aux pensées hautement philosophiques et je vais donc simplement à l’essentiel.

    Mes cris enfin se dispersent entre les quatre murs de notre chambre, et dans un brouillard, je glisse dans la mort lente qui suit les spasmes qui me contractent les muscles encore de longues secondes l’ensemble du corps.

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    C’est blottie dans les bras de mon homme que je m’endors finalement, avec la sensation qu’il me serre plus que d’ordinaire, mais je suis sur un petit nuage et ne veux que garder la magie de ce qui vient de nous unir une fois de plus.

    Et… je ne suis plus là ! Plus de son, plus d’images, juste un grand néant qui m’aspire dans un vide sans rêve ni cauchemar.

    Saine fatigue que celle qui suit notre corps à corps et le plongeon dans un sommeil réparateur m’embarque sans que je cherche à résister.


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