A 40 ans, avec le poids des années, certaines femmes commencent à se poser des questions, leur corps n’étant
plus ce qu’il était il y a 15 ou 20 ans.
Elles ont besoin d’être rassurées, de se sentir aimer et désirer. Certaines se trouvent moches, d’autres encore, trop grosses, trop âgées pour faire certaines choses.
Delphine, mon épouse, allait avoir 40 ans dans deux jours et je la trouvais encore plus désirable de jour en jour.
Tel le bon vin, elle se bonifiait au fil du temps et il fallait que je le lui fasse comprendre.
Outre le traditionnel dîner que pourrais-je, donc, offrir à ma tendre moitié pour marquer ses 40 belles années ?
Au bout d’une bonne demi-journée de réflexion je me suis souvenu de la proposition d’un ami photographe.
Et pourquoi pas ?
Je me suis souvenu qu’il y avait quelque temps de cela, lors d’une conversation avec Axel, il m’avait dit faire des séances de photos style ‘boudoir‘ et m’avait demandé si cela m’intéresserait d’en faire avec Delphine.
Et si c’était l’occasion rêvée d’en faire ?
Du coup, c’était à mon tour de me poser tout un tas de questions à ce sujet.
Delphine approuverait-elle l’idée ? Se sentirait-elle à l’aise pour le faire ? Comment réagirait-elle ?
Qui ne tente rien, n’a rien’ dit l’adage.
Ma décision est prise et je décide de me jeter à l’eau.
Axel est emballé à l’idée de nous faire profiter de ses talents de photographe et me félicite pour le choix du cadeau que j’ai décidé d’offrir à Delphine pour ses 40 ans.
On papote de longues minutes pendant lesquelles Axel prend le temps de me décrire la séance de photo, les accessoires à emporter et tout le reste.
Le photoshoot dure en moyenne deux bonnes heures et déborde facilement sur les trois heures si la maquilleuse doit intervenir pendant la séance.
Pour l’occasion, Axel me propose que nous nous fassions maquiller par Joshila, sa compagne, histoire que Delphine ne
soit pas trop gênée par la présence d’étrangers.
Cela pourrait effectivement aider Delphine a mieux se lâcher et j’accepte.
Rendez-vous est pris pour dans cinq jours, le vendredi suivant à 15 heures à son studio.
Le temps de se préparer et de se faire maquiller, nous débuterons la séance de photo aux alentours de 15 heures 30, pile au bon moment en termes de luminosité.
La lumière naturelle étant plus douce en début d’après-midi ce qui nous offrirait encore plus de possibilité au niveau éclairage.
Je raccrochais rassuré et tout excité à l’idée d’en parler a Delphine.
Le mercredi soir, au dîner, alors qu’elle se délecte de son plat de fruits de mer, je me penche vers Delphine et lui
dit :

Ce n’est pas tout. J’ai encore un cadeau pour toi.

Ah oui ?! Et qu’est-ce que tu comptes m’offrir d’autre ? me demanda-t-elle.

Une séance de photos pour immortaliser tes 40 ans, lui répondis-je.

Une séance de photos ?

Tiens, lui dis-je en lui glissant une enveloppe.
A l’intérieur se trouvait un bon, illustré d’une photo d’un couple légèrement vêtu dans une pose pour le moins suggestive.

En photographie on l’appelle le style boudoir, tu aimerais en faire ? lui demandais-je alors qu’elle souriait en
contemplant la carte.

Oui, pourquoi pas ? Ça pourrait être bien … mais qui ferait ce genre de photo pour nous ? me rétorqua Delphine.

Axel. Il m’en avait parlé il y a quelque temps et je l’ai appelé hier. Il nous donne rendez-vous vendredi à 15 heures dans son studio. C’est ok pour toi ?

Vendredi, après-demain ? Je dois me raser les jambes, j’ai l’air d’un loup garou, me lança Delphine dans un grand rire.

Oui, profite pour te faire belle même si Joshila sera là pour le maquillage.

Quoi, faudra aussi nous maquiller ?

Oui, bien sûr. Pour toutes les photos professionnelles faut se faire maquiller, c’est pour gommer les imperfections. C’est tout à fait normal.
A 14 heures, vendredi, Delphine et moi, nous sommes fins prêts, excités comme des gamins le jour d’Halloween.
On se presse de fourrer une sacoche avec toute une panoplie d’accessoires, de jouets et de la lingerie fine comme me l’avait demandé Axel.
Un quart d’heure plus tard, nous voilà déjà en route pour le studio.
Le trajet pour Pamplemousses fut aussi agréable qu’empreint d’une douce tension.
Dans la voiture, Delphine, installée sur le siège passager, semblait partagée entre excitation et légère appréhension.
Envie d’une expérience coquine ?

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Elle jetait de temps à autre un regard vers moi, mi-amusée, mi-intriguée. Sa main jouait distraitement avec la lanière de son sac, un petit sourire en coin flottant sur ses lèvres.

Tu es sûr que je vais être à la hauteur ? me demanda-t-elle en fixant l’horizon.

Mon coeur… Tu es bien plus que ça. Et tu n’as rien à prouver. Ce n’est pas un concours. C’est un moment rien que pour nous. Pour te célébrer, pour nous rappeler à quel point tu es belle… et désirée.
Elle tourna la tête vers moi, touchée, ses yeux brillant d’un mélange d’émotion et de malice.

Dans ce cas, j’espère qu’Axel est prêt… Parce que je compte bien me lâcher.
Arrivés devant le petit bâtiment discret où se trouvait le studio, Axel nous accueillit avec son sourire chaleureux et
son éternel look de bohème chic.
Il nous fit entrer dans une pièce baignée d’une lumière douce, aux murs ornés de tentures en velours et d’anciens miroirs dorés.
Une douce musique jazzy flottait dans l’air, créant une ambiance feutrée.

Bienvenue dans mon antre ! lança-t-il. Et joyeux anniversaire en avance, Delphine.

Merci Axel… Je dois avouer que je suis un peu nerveuse.

Ne t’en fais pas, répondit-il avec douceur. Ici, il n’y a aucun jugement, seulement des regards bienveillants.
Joshila va s’occuper de toi pendant que je prépare les éclairages.
La compagne d’Axel, une femme rayonnante au regard doux, s’approcha alors de Delphine avec un sourire rassurant.
Elle l’invita dans une petite loge attenante, où trônaient palettes de maquillage, pinceaux, miroirs éclairés et un portant garni de peignoirs en satin.
Pendant que Delphine se faisait maquiller, je préparais nos
tenues et accessoires.
Lingerie en dentelle noire, menottes de satin, collier de perles, talons aiguilles… chaque pièce soigneusement choisie pour sublimer son corps et éveiller les sens.
Un peu plus tard, lorsqu’elle sortit de la loge, je fus littéralement soufflé.
Elle portait un peignoir entrouvert, laissant deviner les courbes mises en valeur par un ensemble raffiné.
Son regard avait changé. Plus intense. Plus assuré.

Alors, je suis assez photogénique ? lança-t-elle d’un ton espiègle.
Je ne répondis pas. Mes yeux parlaient pour moi et Axel commença aussitôt la séance en douceur.
Il nous guida, nous positionna, nous rassura.
Les premiers clichés furent tendres, presque timides, mais rapidement, quelque chose changea.
La tension, l’intimité, les regards… Tout cela se mit à brûler d’une intensité nouvelle.
Delphine se laissa aller. Elle jouait avec l’objectif, avec moi, avec la lumière.
Ses gestes devenaient plus audacieux, plus langoureux.
Au bout d’un moment, nous étions déjà presque totalement dénudés tous les deux quand Axel nous laissa seuls un instant pour changer d’objectif.
Ce fut suffisant pour que nos mains se frôlent avec plus d’intention, pour que nos souffles s’accélèrent.

On pourrait presque oublier qu’on est photographiés…
Murmura-t-elle en posant sa main sur ma cuisse.
Je lui répondis d’un baiser sur le cou, furtif mais chargé de promesses.
J’avais du mal à dissimuler mon désir croissant.
Quand Axel revint, il nous lança un regard complice et poursuivit comme si de rien n’était.
Mais lui aussi avait perçu ce changement d’énergie. Ce n’était plus simplement un shooting photo.
C’était une célébration charnelle, un moment suspendu, entre sensualité et amour brut.
La séance se prolongea au-delà de ce que nous avions imaginé.
La tension entre Delphine et moi était palpable, mais ce qui nous surprit le plus fut l’ambiance dans le studio.
Axel et Joshila, bien que discrets, semblaient eux aussi happés par cette énergie érotique flottant dans l’air comme une fragrance subtile.
À mesure que les poses devenaient plus audacieuses, les regards se croisaient, se répondaient.
Un sourire ici, un frisson là, et bientôt, les limites entre le jeu photographique et une attirance partagée commencèrent à
s’estomper.
Ce n’était plus seulement un couple qui se dévoilait devant un objectif, c’étaient deux couples, présents dans la même pièce, chacun éveillé par l’audace de l’autre.
Un effleurement par inadvertance, un rire qui s’attarde un peu trop longtemps… Puis un silence chargé d’un tout autre langage.
Axel posa finalement son appareil, le regard intense, mais toujours respectueux.
Il prétexta qu’il fallait refaire un brin de maquillage a
Delphine et proposa que nous fassions une pause tout en restant confortablement installés au milieu des coussins.
Joshila s’approcha de Delphine, lui glissant une mèche de cheveux derrière l’oreille, dans un geste d’une tendresse troublante.
Delphine ne bougea pas, ses yeux brillant d’un mélange d’appréhension et d’envie.
Tout sembla se faire naturellement, sans paroles.
Delphine fit tomber le tissu qu’elle tenait pour cacher sa
poitrine et Joshila en profita pour lui caresser tendrement les seins.

Ils sont magnifiques… J’adore les grosses poitrines.
Joshila regardait Delphine droit dans les yeux en la
complimentant, comme pour ne pas manquer la moindre réaction.

Merci, c’est gentil, lui répondit-elle timidement en prenant ses seins dans ses mains.
Axel reprit aussitôt son appareil pour les mitrailler avec son objectif alors que Delphine s’abandonnait aux
caresses de Joshila.
Le reste des vêtements s’évanouit comme s’ils n’avaient jamais existé.
Joshila se débarrassa de son t-shirt.
Ses seins bondirent du frêle morceau de tissus derrière lequel ils se cachaient.
Les gestes se mêlèrent, les souffles se confondirent, dans une lente montée vers quelque chose de plus vaste, plus profond qu’une simple séance photo.
Il n’y avait plus de pose à tenir.
Joshila s’approcha lentement de Delphine, la prit par
la nuque et posa ses lèvres sur les siennes.
Axel avait son d’objectif braqué sur elles mais son short gonflé trahissait son état d’esprit.
Les photos n’étaient plus que prétexte.
Il n’y avait que des corps, des désirs, et l’instant présent.
Un ballet sensuel s’installa, fluide, spontané.
Delphine balada ses mains sur la poitrine de Joshila qui fit glisser sa main entre les cuisses de mon épouse pendant que celle-ci écartait les jambes pour lui faciliter l’accès à sa moule.
Je me plaçai dans le dos de Delphine et prirent ses seins a pleines mains.
Joshila interrompit son baiser et se penchant prit un des tétons de Delphine en bouche.
Delphine jeta la tête en arrière et laissa échapper un soupir.
Je me collai à elle.
Elle senti ma grosse envie contre ses douces fesses. Je l’embrassai dans le creux de son cou.
Axel avait posé son appareil photo et n’était vêtu que d’un short quand il vint se mettre à côté de Joshila.
Elle se retourna vers lui et ils échangèrent un baiser mouillé comme pour sceller leur approbation de ce que nous nous apprêtions à faire.
Delphine gesticulait de plaisir sous nos caresses.
Joshila, entreprenante et coquine, enleva un instant ses doigts englués des effluves de Delphine pour les porter entre leur baiser et entre les lèvres d’Axel comme pour le faire gouter au fruit défendu.
Les rôles changeaient.
Axel ne laissa pas une seule goutte de ce nectar lui échapper, il en recueillit la saveur jusqu’au dernier frisson, puis porta à ses lèvres un sourire gourmand.
Je m’effaçai légèrement, aidant Delphine à s’allonger, sa tête trouvant naturellement sa place contre ma jambe, comme en quête d’un refuge.
Axel m’interrogea du regard.
J’acquiesçai aussitôt.
Il se pencha vers Delphine et sa bouche remplaça mes mains moites et tremblotantes sur sa poitrine offerte.
Delphine plongea ses doigts dans sa chevelure.
De sa main Axel parcouru le ventre pale de Delphine et descendit inexorablement vers sa vulve que je devinais déjà bien enflée de désir.
Aux gémissements de Delphine, je su aussitôt que ses
doigts avaient enfin atteint sa vulve veloutée et son bouton sucré.
Joshila, visiblement émoustillée par l’intensité de l’instant, croisa mon regard avec une invitation muette mais pleine de promesses.
Sans un mot, je m’avançai lentement vers elle, tel un prédateur attiré par l’odeur du désir, chaque geste lourd de la tension de ce moment partagé.
Ce fut un moment de totale liberté, hors du temps, hors des conventions.
Et quand tout fut terminé, dans le calme revenu, les regards échangés disaient tout.
Ce n’était ni une erreur, ni un fantasme mal contrôlé.
C’était une expérience.
Intense. Étrange. Beauté brute.
Le silence qui suivit était presque sacré.
Nos souffles s’étaient calmés, nos corps, encore tièdes, reposaient dans un enchevêtrement de membres abandonnés.
La lumière douce de fin d’après-midi s’était atténuée, caressant les rideaux comme un rideau tombant à la fin d’une pièce magistrale.
Delphine, allongée à mes côtés, avait le regard perdu quelque part entre le plafond et ses pensées.
Je connaissais ce regard. Ce n’était ni du regret, ni de la confusion.
C’était de l’introspection.
Le genre d’instant où le corps s’apaise mais où l’esprit tente de poser des mots sur l’indicible.
Je caressai doucement son épaule nue. Elle tourna les yeux vers moi, esquissa un sourire. Léger, mais vrai.

Tu vas bien ? murmurai-je.

Je ne sais pas encore… répondit-elle. Mais je crois que oui. Et toi ?

Moi… je me sens vivant. Et très amoureux de toi.
Elle posa sa main sur la mienne, entrelaçant nos doigts, puis
ferma les yeux comme pour savourer ce moment d’unité.
Juste à nos côtés, Joshila s’était lovée dans les bras
d’Axel.
Un silence complice régnait entre eux aussi.
Pas de gêne. Juste une acceptation douce de ce qui avait été.
Après quelques minutes, Axel se leva et enfila un peignoir.

Je vais préparer quelque chose à boire, dit-il simplement.
Vous avez besoin de reprendre des forces. On a du bon
vin et quelques douceurs.
Delphine se redressa lentement, enveloppa son corps dans un tissu léger, puis me lança un regard presque rieur.

Eh bien… ce sera un anniversaire dont je me souviendrai longtemps.

Le plus surprenant, peut-être, dis-je en souriant.
Et peut-être le plus vrai aussi…
Le reste de la soirée se passa dans une étrange harmonie. Il n’y eut ni explication, ni justification.
Nous avions tous partagé quelque chose d’intense, mais sans promesse, sans complication.
C’était un moment suspendu, et chacun le respectait comme tel.
Sur le chemin du retour, Delphine resta silencieuse un moment, puis me dit :

Ce n’était pas qu’un fantasme. C’était… Une manière de me retrouver. De nous retrouver. Et je ne sais pas si ça
se reproduira un jour, mais je suis heureuse que ce soit arrivé comme ça, avec eux… et avec toi.
Je posai ma main sur sa cuisse, et lui répondis simplement :

C’est ton histoire. Notre histoire. Et c’est toi qui décides de la suite…





