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    Gare de nuit Je m’assis alors sur l’un des premiers sièges de la rame et avec chance la place à côté de la mienne resta vide, ce qui n’était pas pour me déplaire, je tenais à ma petite tranquillité matinale. Je me mis à mon aise, bien calé dans la banquette usée de ce bon vieux train Corail et sombrait petit à petit dans un sommeil hautement nécessaire au regard de la nuit agitée que je venais de passer. J’entendis encore au loin le coup de sifflet retentir, le train était prêt à partir, quand me sortant de ma torpeur, je vis entrer en trombe celle que je reconnus tout de suite… Elle balaya le wagon du regard et de guerre las,  s’échoua gracilement  sur la place qui semblait lui être réservée, là, juste à coté de moi…

    Vous vous en doutez, mon sang ne fit qu’un tour et voilà que je me mis déjà à sentir la moiteur envahir la paume de mes mains. Une fois correctement installée, ses écouteurs dans les oreilles, elle tourna légèrement la tête vers moi et me dévisagea comme si c’était la première fois qu’elle me croisait. Si elle savait… Si elle se doutait du nombre de fois où je l’ai imaginée dans mes rêves les plus indicibles… Contre toute attente j’eus l’impression qu’elle s’attardait sur les traits de mon visage et elle esquissa même un petit sourire en coin avant de se replonger dans ses pensées et sombrer dans un sommeil qui relevait plus de la somnolence… Ce moment inespéré me permis de la détailler plus que je n’avais jamais pu le faire. Désirable à souhait, elle portait comme à son habitude une jupe légère et un top échancré qui épousait la forme de ses seins. Seul un foulard négligemment déposé sur ses épaules et retombant sur sa poitrine m’empêchait d’en voir plus. D’une étonnant témérité et m’assurant que son sommeil n’était pas factice, je me risquais à saisir le bout de tissu et à en dégager cette poitrine insolente. Je reposais délicatement son foulard sur son épaule et appréciais le spectacle qui s’offrait à moi. Ses jolis petits seins étaient apparemment libres de toute contrainte puisque je pouvais aisément voir les pointes de ses tétons qui tentaient vainement de traverser la maille du tissu. Ce dernier détail duquel je n’arrivais plus à détourner le regard ne me laissa pas insensible et je sentais mon sexe prendre un volume tout à fait inopportun. Je tentais avec difficulté de le replacer dans mon jean et à force de me trémousser la belle ouvrit les yeux et comprit mon petit manège en me voyant la main sur le sexe et le foulard posé sur son épaule.


    à suivre…

    La suite et fin de l’histoire, c’est içi : « la fille du train » (3/3)

    et pour celles et ceux qui l’auraient manquée, vous pouvez également lire ou relire la première partie :
    « La fille du train » (1/3)

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