
J’étais partie pour aller bronzer, seule dans un endroit tranquille, sans bruit. Je connaissais le lieu parfait : sur les gorges du Verdon, à quelques kilomètres du lac de Sainte-Croix, une plateforme située en contrebas de la route, invisible pour les touristes, avec un ponton…

Je m’assis alors sur l’un des premiers sièges de la rame et avec chance la place à côté de la mienne resta vide, ce qui n’était pas pour me déplaire, je tenais à ma petite tranquillité matinale. Je me mis à mon aise, bien calé…

Ces deux-là se sont rencontrés Place de la Bourse, à Bordeaux. Il l’avait repérée de loin mais il ne lui fallut que quelques secondes pour arriver jusqu’à elle. Elle était brune, elle avait la vingtaine et n’était pas très grande. Elle portait une robe légère…

C’est ainsi que j’aimais l’appeler, « la fille du train », appellation tantôt mystérieuse, tantôt évocatrice… Mais pour tout vous avouer, c’est ma timidité maladive à qui l’on doit le surnom. Mais suis-je bête, avant d’évoquer ma timidité, n’est ce pas moi que je devrais présenter ? Alors…